La source et les origines du sanctuaire
Les premières mentions écrites de pèlerinages vers cette source remontent au XIVe siècle. Une chapelle est érigée au XVe siècle par les Franciscains, qui prennent en charge le sanctuaire de manière quasi ininterrompue jusqu’à aujourd’hui. La source coule toujours au bas d’une grotte naturelle : les pèlerins y boivent l’eau et s’y aspergent, perpétuant un geste de dévotion multiséculaire. La grotte de la Vierge, creusée dans le calcaire, sert de cadre à des messes quotidiennes en plein air lors des mois de pèlerinage estival. La statue de la Vierge vénérée au maître-autel est une copie ancienne de l’Inca Madonna, offerte au sanctuaire au XVIIIe siècle.
Basilique mineure et vie franciscaine
L’église principale du sanctuaire, construite au XVIIIe siècle puis agrandie, a été élevée au rang de basilica minor par le pape Benoît XVI le 22 août 2009 — date choisie le lendemain de la fête nationale de Saint Étienne. Ce titre, réservé aux sanctuaires d’importance particulière, place Szentkút dans le réseau des grandes basiliques de la catholicité mondiale. Les frères franciscains assurent l’accueil spirituel, la confession et les messes en plusieurs langues lors des grands rassemblements. Egy vie communautaire régulière se maintient toute l’année autour des offices du chœur.
Grands pèlerinages et accès
Le calendrier pèlerin culmine à la Pentecôte (jusqu’à 50 000 personnes en un week-end), à l’Assomption (15 août) et à la fête de la Nativité de Marie (8 septembre). Des pèlerinages à pied organisés depuis Budapest convergent vers Szentkút sur plusieurs jours. Le site dispose d’une hôtellerie franciscaine, d’un camping pèlerin et d’une chapelle de réconciliation. Depuis Budapest (gare Keleti) : train jusqu’à Pásztó, puis navette ou taxi (12 km). À associer avec Esztergom et Pannonhalma dans un circuit de pèlerinage hongrois.