Histoire monastique : des ermites aux grandes fondations du XIVe siècle
Les premiers ermites s’installent dans les cavités naturelles des rochers de Thessalie dès le XIe siècle. La fondation communautaire commence avec le moine Athanase le Météorite, qui établit le Grand Météore (Megalou Meteorou) vers 1356-1372, avec le soutien du roi serbe Syméon Uroš Paléologue. Au XVe et XVIe siècle, les fondations se multiplient pour atteindre 24 monastères et hermitages. Les moines montaient d’abord par filets et cordes, système partiellement conservé pour les marchandises. Des escaliers taillés dans la roche ne sont aménagés qu’au XXe siècle. L’ensemble est inscrit à l’UNESCO en 1988.
Les six monastères actifs
Le Grand Météore (Transfiguration), le plus grand et le plus ancien monastère actif, culmine à 613 mètres et conserve un musée, une église décorée de fresques du XVIe siècle, et des reliques de ses fondateurs. Varlaam (1541) est réputé pour ses fresques de Franco Catelanos et son katholikon (1542). Roussanou, habité par des moniales, est accessible par un pont suspendu. Saint-Nicolas d’Anapafsas abrite des fresques du peintre crétois Théophane le Crétois (1527). La Sainte-Trinité et Saint-Étienne (monastère de femmes) complètent les six sites ouverts aux visiteurs.
Visite et accès pratiques
Les Météores sont situés près de Kalambaka (région de Thessalie), accessible depuis Athènes (330 km) par train ou voiture, et depuis Thessalonique (230 km). Les monastères sont ouverts au public selon des horaires rotatifs (certains ferment un ou deux jours par semaine) ; l’entrée est soumise à un code vestimentaire strict. Des messes orthodoxes y sont célébrées les dimanche et jours de fête. Pour les autres hauts lieux monastiques en Grèce, voir Mont Athos et Patmos.